Mon parcours d'OM

Ce n’est qu’en 2012, après un « break » de presque 20 ans, que j’ai repris contact avec la radio avec les pmr 446 (14FRS931) : j’ai un BAOFENG UV-3R et j’ai profité des bords de falaise à Etretat pour faire quelques essais ce qui m’a donné envie de reprendre l’émission d’amateur. J’ai donc redemandé mon indicatif à l’Administration et c’est comme cela que j’ai repris.

J’ai donc commencé dans les années 1967 (j’avais 12 ans…) en découvrant la radio par l’intermédiaire d’un poste à galène construit par un copain. J’ai construit le mien et j’ai trouvé cela magique ! Petit à petit je me suis intéressé à la technique par l’intermédiaire d’un livre que je dévorai à l’époque : « La Radio, mais c’est très simple » d’un certain E. Aisberg. Parallèlement j’avais récupéré de vieux postes à lampes sur lesquels il y avait les gammes « ondes courtes » : j’écoutais les stations de radiodiffusion étrangères, les chalutiers et… les radio-amateurs. Tout le monde émettait en AM à l’époque, la BLU (SSB) balbutiait.

Un autre copain qui habitait à côté de chez moi, le futur F6BQR, avait construit un récepteur 144 à super-réaction et le soir, après l’école, nous écoutions les OM’s du Havre – où j’habitais – discuter entre eux. C’est alors que nous eûmes l’idée de rendre visite aux radio-amateurs « oubliés », ceux que nous n’entendions plus ni en HF ni en VHF.

Et c’est ainsi que je fis la connaissance de Jean, F9HA qui habitait à côté du lycée que je fréquentais alors. Il habitait à l’époque (dans les années 1970) un tout petit appartement très sombre de la rue Anatole France au Havre et nos visites assidues, de Patrick futur F6BQR et de moi-même (futur F1BUM) lui donnèrent l’envie de reprendre l’émission d’amateur qu’il avait abandonnée au milieu des années 50. Avec enthousiasme il construisit un convertisseur puis un émetteur 144 (à lampes !), équipé d’un microphone au charbon de la grande époque. Je me souviens encore de l’installation du doublet (!) dans son grenier, par une chaleur torride.

A la même époque, je fis la connaissance d’un autre OM, F8HW, l’ami Henri, un artisan maçon. Il n’était plus actif plusieurs années déjà mais il se rappelait avec nostalgie des contacts fabuleux qu’il avait réalisés dans les années 50 sur 10m. Plus de 40 ans après je me souviens encore de son enthousiasme d’alors : « ah, l’Ten, mon vieux !!! » – il disait « mon ieu » – …

Je passai mon « call » (F1BUM) au début de 1971, à seize ans piles. L’inspecteur des P.T.T. venait alors à domicile pour vérifier la station et les connaissances de l’O.M. C’était quelque chose de très impressionnant ! M. Reffet (c’était son nom) inspectait les stations radio-maritimes et l’intérêt des radio-amateurs pour les VHF lui échappait : pour lui ça ne servait qu’à faciliter les manoeuvres des navires en milieu portuaire ! Il m’avait incité à passer mon certificat d’opérateur télégraphiste, ce que je fis deux ans après sous sa férule amusée et bienveillante.
Avec F9HA nous avions alors un QSO quotidien avec F9HA sur 145,325 (en AM !) qui était l’harmonique 18 du quartz de surplus que nous utilisions alors. C’est F9HA qui m’a initié à la CW… Ce fut un peu mon troisième grand-père…

A la mort de Jean, j’étais à l’armée, en Allemagne, et je n’ai pas pu assister à ses funérailles. Un OM du Havre, F1DTD, aujourd’hui lui aussi disparu, avait recueilli les archives de F9HA et il avait eu la délicate attention de le faire partir pour le grand voyage avec son fameux micro « charbon » des années 40…

Par ailleurs, j’étais à l’époque un fan du QRP sur décamétrique : j’avais un HW7 Heathkit et un doublet dans le jardin de mes parents, place Jenner, au Havre… Nous n’étions que quelques « happy few » à l’époque et nous passions pour des originaux auprès des vieux OM’s d’alors…

Je me suis marié en 1986 et les activités professionnelles et familiales m’éloignèrent de la radio. En 1996, revenu en Normandie après avoir passé quelques années à Paris, je rendis visite à « F2OH » (nous appelions ainsi par son indicatif d’alors la Société Havraise de TSF, le plus vieux radio-club de France). Mais le feu sacré n’était plus là et je rendis mon indicatif quelques mois après, dans les années 2000…

Je faisais un peu d’écoute de loin en loin, l’activité professionnelle et d’autres centres d’intérêt prenant le dessus.

Le hasard a fait que des OM’s de Fécamp ont pris contact avec moi il y a quelques mois, dans le cadre de mes fonctions professionnnelles, pour installer un transpondeur sur un bâtiment communal. Par ailleurs, résidant le week end et les vacances à Etretat, j’ai fait dans le même temps la connaissance d’un étretatais récent, OM et originaire de Grenoble, F4ALR. Et puis, j’avais retrouvé quelques années auparavant, un compagnon de route des années épiques, ingénieur électronicien et journaliste technique, auteur de nombreux bouquins sur l’électronique de plaisance, Patrick GUEULLE. Tout ceci a fait que je le suis rééquipé d’abord d’un Baofeng UV-3R puis d’un FT-817 appareil utopique auquel je rêvais depuis mes jeunes années d’OM.

Et j’ai repris le trafic VHF à partir d’un hotspot calé sur le « Réseau des Répéteurs Francophones » (merci à F5NLG et à toute l’équipe) et d’un autre connecté sur le réseau DMR Brandmeister.

Et parfois, vous pourrez m’entendre en QRP sur les falaises d’Etretat avec mon vieux copain Bernard F6DVK de Poitiers qui a repris de l’activité en se relançant dans la fabrication « maison » d’antennes.

Il m’arrive d’y tâter du 28 en QRP, avec une « Miracle-Antenna » OM et de repenser à l’ami Henri, F8HW : « Ah, l’Ten, mon ieu » !!!!

F6CYK / Pierre-Antoine

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